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SOMMAIRE
PRÉSIDENCE DE M. MARC LE FUR
1. Travail, emploi et pouvoir d'achat. – Suite de la discussion, après déclaration d'urgence, d'un projet de loi (nos 4, 62)
discussion des articles (suite)
Article 5 (suite)
Vote sur les amendements nos 307 rectifié, 306 rectifié et 413 deuxième rectification. – Rejets.
Amendement n° 320 rectifié : MM. Jean Launay, Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances ; Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi. – Rejet.
Amendement n° 305 : MM. Gérard Bapt, le rapporteur général, Mme la ministre. – Rejet.
Adoption de l’article 5 modifié.
Après l'article 5
Amendements nos 158 rectifié, 159 rectifié, 157 rectifié, 275 rectifié et 276 rectifié : MM. Didier Migaud, président de la commission des finances ; Jean-Louis Idiart, le rapporteur général, Mme la ministre, MM. Louis Giscard d’Estaing, Gérard Bapt. – Retrait des amendements nos 158 rectifié, 159 rectifié et 157 rectifié ; rejets des amendements nos 275 rectifié et 276 rectifié.
Amendement n° 488 du Gouvernement. – Adoption.
Amendements nos 174 rectifié, 170 et 366 : MM. Jacques Myard, le rapporteur général, Jean-Pierre Brard. – Rejet de l’amendement no 174 rectifié.
M. le rapporteur général, Mme la ministre, MM. Jean-Louis Idiart, Jean-Pierre Brard, Jean-François Copé, Jean-Yves Le Bouillonnec, François Brottes, le président de la commission des finances. – Rejet de l’amendement n° 170 ; adoption par scrutin de l’amendement n° 366 modifié.
Amendement n° 398 : M. Jean-Pierre Brard. – Rejet.
Amendement n° 318 : MM. Jean-Louis Idiart, le rapporteur général, Mme la ministre. – Rejet.
Article 6
M. Jean-Louis Idiart.
Amendements identiques nos 130, 316 et 403 : MM. Roland Muzeau, Jean-Yves Le Bouillonnec, Jean-Pierre Brard, le rapporteur général, Mme la ministre, M. Gérard Bapt. – Rejet.
Rappel au règlement
M. Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme la ministre.
Amendement n° 131 : M. Jean-Pierre Brard. – Rejet.
Amendement n° 72. – Adoption.
Amendement n° 191 rectifié. – Adoption.
Amendement n° 73. – Adoption.
Amendement n° 192 rectifié. – Adoption.
Amendement n° 74. – Adoption.
Amendement n° 415 : M. Jean-Pierre Brard. – Rejet.
Amendement n° 317 : MM. Jean-Louis Idiart, le rapporteur général, Mme la ministre. – Rejet.
Amendement n° 193 rectifié : M. le rapporteur général, Mme la ministre. – Adoption.
Amendement n° 416 : MM. Jean-Pierre Brard, le rapporteur général, Mme la ministre, M. Jean-Charles Taugourdeau, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques. – Rejet.
Amendement n° 428 : MM. Jean-Pierre Brard, le rapporteur général, Mme la ministre. – Rejet.
Amendement n° 194 rectifié. – Adoption.
Amendement n° 75 : M. le rapporteur général. – Adoption.
Amendement no 211 : MM. Pierre-Christophe Baguet, le rapporteur général, Mme la ministre. – Rejet.
Amendement n° 153 : M. Jean-Michel Fourgous. – Retrait.
Amendements nos 212, 214 rectifié et 462 : MM. Jean-Michel Fourgous, le rapporteur général, Mme la ministre, MM. Pierre-Christophe Baguet, Roland Muzeau, François Brottes. – Retrait des amendements nos 212 et 462.
Adoption de l’amendement n° 214 rectifié.
Amendement n° 461 : M. le rapporteur général, Mme la ministre. – Rejet.
Amendements nos 155 et 353 : MM. Jean-Michel Fourgous, Louis Giscard d’Estaing, le rapporteur général, Mme la ministre. – Retrait de l’amendement n° 155.
M. François Brottes, Mme la ministre. – Adoption de l’amendement n° 353 modifié.
Amendement n° 76 : M. le rapporteur général, Mme la ministre. – Adoption.
Amendement n° 77 : M. le rapporteur général, Mme la ministre. – Adoption.
Amendement n° 421 : M. Roland Muzeau. – Rejet.
Amendement n° 78 : MM. le rapporteur général, François Brottes, Mme la ministre. – Adoption de l’amendement modifié.
Amendement n° 195 rectifié. – Adoption.
Amendement n° 79. – Adoption de l’amendement modifié.
Amendement no 354 : MM. Louis Giscard d’Estaing, le rapporteur général. – Adoption de l’amendement modifié.
Amendement n° 80. – Adoption.
Amendement n° 196 rectifié. – Adoption.
Amendement n° 200 : MM. Hervé Mariton, le rapporteur général, Mme la ministre. – Retrait.
Amendement n° 197 rectifié. – Adoption.
Adoption de l’article 6 modifié.
Après l'article 6
Amendement n° 71 deuxième rectification : M. le rapporteur général, Mme la ministre. – Adoption.
Article 7
MM. Jean Launay, Jacques Kossowski, Roland Muzeau, Jean-Pierre Brard.
MM. Jean-Yves Le Bouillonnec, Jean-Louis Idiart, le président.
Suspension et reprise de la séance
Amendement n° 169 : MM. Jean-Pierre Brard, le rapporteur général, Mme la ministre, M. Jean Launay. – Rejet par scrutin.
Amendement n° 106 : MM. le rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques, le rapporteur général. – Rejet.
Amendement n° 322 : MM. Jean Launay, le rapporteur général, Mme la ministre. – Rejet par scrutin.
Amendements identiques nos 81 et 107 et amendement n° 1 avec le sous-amendement n° 479 : MM. Sébastien Huyghe, rapporteur pour avis de la commission des lois, le rapporteur général. – Retrait de l’amendement n° 81.
M. le rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques. – Retrait de l’amendement n° 107.
Mme la ministre, MM. Roland Muzeau, François Brottes. – Adoption du sous-amendement n° 479 et de l’amendement n° 1 modifié.
M. François Brottes.
Amendement n° 414 : MM. Jean-Pierre Brard, le rapporteur général, le rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques, Mme la ministre. – Rejet par scrutin.
Amendement n° 326 : MM. Jean Launay, le rapporteur général, François Brottes. – Rejet par scrutin.
Amendement n° 426 : MM. Jean-Pierre Brard, le rapporteur général. – Rejet par scrutin.
Rappel au règlement
M. Jean-Pierre Brard.
Amendement n° 108 : M. le rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques. – Retrait.
M. Roger Karoutchi, secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement.
Amendements identiques nos 82 et 109 et amendement n° 2 avec le sous-amendement n° 480 : M. le président. – Retrait des amendements nos 82 et 109.
M. le rapporteur pour avis de la commission des lois, Mme la ministre. – Adoption du sous-amendement n° 480 et de l’amendement n° 2 modifié.
Renvoi de la suite de la discussion à une prochaine séance.
2. Modification de l’ordre du jour
3. Ordre du jour des prochaines séances
(La séance est ouverte à quinze heures.)
Nous allons maintenant procéder aux votes sur ces amendements qui, je le rappelle, ont reçu un avis défavorable de la commission et du Gouvernement.
Je mets aux voix l’amendement n° 307 rectifié.
(L’amendement n’est pas adopté.)
(L’amendement n’est pas adopté.)
(L’amendement n’est pas adopté.)
La parole est à M. Jean Launay, pour le soutenir.
En premier lieu, monsieur Launay, sachez que la fiscalité des stock-options n’a absolument pas été modifiée depuis la loi de 2001 sur les nouvelles régulations économiques. De plus, les plus values de cession des stock-options sont certes prises en compte dans le bouclier fiscal, mais elles le sont au détriment du contribuable, car elles figurent au dénominateur. Ainsi, plus les revenus pris en compte sont importants, moins le bouclier a de chances de s’appliquer. Ce principe est valable d’une manière générale pour toutes les plus-values mobilières, et donc, en particulier, pour celles issues de la levée de stock-options.
(L’amendement n’est pas adopté.)
La parole est à M. Gérard Bapt, pour le soutenir.
En aucun cas cet amendement ne conduira à relever la cotisation due au titre de l’ISF. Nous ne vous proposons pas un moyen détourné de remettre en question ce que l’Assemblée vient d’adopter. Il s’agit simplement de s’assurer que les contribuables ne pourront pas annuler purement et simplement leur ISF grâce à l’application du bouclier fiscal, et qu’ils resteront redevables d’une cotisation minimale.
Les sommes proposées, vous en conviendrez, sont très raisonnables. Ainsi, l’imposition minimale serait de 1 230 euros pour les redevables dont le patrimoine est supérieur à 732 000 euros et inférieur ou égal à 1 180 000 euros, de 4 346 euros pour la tranche immédiatement supérieure, jusqu’à 2 339 000 euros, etc. Bien sûr, on pourrait fixer la cotisation minimale à un euro symbolique, mais le symbole demeure à 1 230 euros…
(L’amendement n’est pas adopté.)
(L’article 5, ainsi modifié, est adopté.)
Je suis saisi de six amendements, nos 158 rectifié, 159 rectifié, 157 rectifié, 267 rectifié, 275 rectifié et 276 rectifié, pouvant être soumis à une discussion commune.
La parole est à M. le président de la commission des finances, de l’économie générale et du plan.
La mise en place de ce mécanisme vertueux serait pourtant un bon moyen de respecter l’esprit de l’article XIII de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, que nous sommes nombreux, sur tous les bancs, à avoir cité : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. » C’est cette préoccupation de justice fiscale que nous exprimons depuis le début de ce débat.
Parmi d’autres, je regrette que le Gouvernement souhaite renforcer le bouclier fiscal sans avoir préalablement évalué son impact au niveau où il est actuellement fixé, c’est-à-dire à 60 %. Nous sommes en effet un certain nombre à vouloir éviter que ne s’émousse le glaive de la justice fiscale.
D’un point de vue technique, les trois amendements que j’ai déposés proposent plusieurs pistes de travail. L’amendement n° 158 rectifié vise ainsi à limiter l’effet des niches fiscales en pourcentage du revenu du contribuable. Un tel mécanisme m’apparaît plus intéressant que l’idée défendue par nos collègues du Nouveau centre, à savoir un calcul en pourcentage de l’impôt dû ; il en résulterait en effet des effets de seuil dommageables, que l’objet de l’amendement n° 158 rectifié est justement d’éviter.
Quant aux amendements nos 157 rectifié et 159 rectifié, indissociables l’un de l’autre, ils sont la traduction d’une idée que j’ai pu défendre dans un récent rapport d’information, et s’inspirent de l’impôt minimal alternatif en vigueur aux États-Unis. Il s’agit d’appliquer à une assiette de revenus déjà existante un barème alternatif empêchant les contribuables imposables de trop réduire leur impôt. Il n’est en effet pas impossible, aujourd’hui, de l’annuler complètement ; nous avons tous, d’ailleurs, certains exemples à l’esprit, et j’en cite un dans mon amendement.
Ces deux pistes sont opérationnelles, même si elles pourraient être davantage étudiées. Je vous invite donc, madame la ministre, à dépasser le stade des rapports. Je peux toutefois adhérer à l’amendement n° 273 de M. Méhaignerie demandant au Gouvernement de déposer, avant le 15 octobre, un rapport sur le sujet, ce qui nous permettrait d’examiner une proposition dans le cadre de la loi de finances.
L’imposition minimale nous paraît plus facile à instaurer que le plafonnement des niches, système plus compliqué, mais nous sommes prêts à en débattre. Je souhaite en particulier que la commission des finances s’empare du sujet. On nous a répondu, jusqu’à maintenant, que l’idée était sympathique, qu’elle pouvait correspondre à une certaine conception de la justice fiscale, mais on a tout de même à chaque fois botté en touche. C’est ce qu’a remarquablement fait votre prédécesseur, Jean-François Copé qui, lors de notre dernière session a lui-même expliqué que l’idée était judicieuse et généreuse, mais qu’il fallait prendre le temps de l’étudier. Dans le cadre du rapport d’information qui m’avait été confié, j’ai essayé d’obtenir un certain nombre d’éléments d’appréciation. Un groupe de travail devait, de plus, se constituer, mais il semble que les différentes réunions n’aient pas permis de concrétiser une proposition. C’est pourquoi plusieurs d’entre nous ont déposé des amendements.
Je conviens, madame la ministre, que nous devrons vraisemblablement encore réfléchir, mais je souhaiterais qu’on ne reporte pas indéfiniment la décision ! J’aimerais que vous preniez l’engagement de nous présenter un rapport analysant les différentes propositions à travers des exemples venant de l’étranger – vous connaissez bien le système fiscal américain – afin que nous puissions en débattre concrètement lors de l’examen du projet de budget pour 2008. Je souhaiterais que nous puissions ainsi franchir, dès cet après-midi, une nouvelle étape vers l’instauration d’une cotisation minimale.
Tel est, monsieur le président, le sens de ces amendements.
J’illustrerai mon propos en prenant un exemple. Pour les deux tranches supérieures de l’impôt sur le revenu de 2007, les taux marginaux effectifs s’élèvent à 27 ou 36 % sur les salaires, compte tenu de la déduction forfaitaire de 10 %, à 16 % sur les intérêts soumis à prélèvement forfaitaire libératoire, et à 25,4 % ou 33,9 % sur les revenus fonciers. Nous avons, madame la ministre, l’impérieux besoin de vous entendre sur ce sujet. Nous sommes confortés par l’arrivée en séance d’un de vos prédécesseurs, M. Copé, qui s’est toujours dit intéressé par ce sujet, mais qui n’a certainement pas eu le temps, l’élection présidentielle approchant, de mettre en œuvre ce dont nous avions discuté sous la précédente législature.
Nous souhaiterions qu’une large discussion s’engage à nouveau et qu’à son terme nos amendements puissent être retenus. En tout état de cause, nous les soumettrons au vote de l’Assemblée nationale.
Quel est l'avis de la commission sur l’ensemble des amendements en discussion commune ?
Lorsque nous avons instauré, voici deux ans, le bouclier fiscal, nous avions également prévu un autre dispositif : celui du plafonnement des niches. Jean-François Copé s’en souvient, puisque c’est lui qui avait préparé ce texte.
Du débat en séance est né un consensus fort : Jean-François Copé et Didier Migaud s’en souviennent. Mais Pierre Méhaignerie, qui présidait à l’époque la commission des finances, et moi-même nous étions montrés quelque peu dubitatifs sur le dispositif de plafonnement des niches. Nous le trouvions, en effet, très compliqué. À tour de rôle, tous les collègues présents sont montés au créneau, considérant qu’il fallait plafonner les niches, mais surtout pas le « Malraux », surtout pas les exonérations en outre-mer, surtout pas les investissements dans les PME… Nous inspirant du système américain – celui de l’impôt minimal –, nous avons alors proposé une approche plus simple. Toutefois, notre amendement, rédigé dans la nuit, n’était pas parfait. Le Gouvernement, en l’occurrence l’excellent ministre du budget, Jean-François Copé, nous a convaincus de le retirer et de nous en tenir à la rédaction du Gouvernement.
Sur ces entrefaites, Didier Migaud et ses collègues socialistes ont saisi le Conseil constitutionnel de l’ensemble du texte. Or il se trouve que le Conseil a validé le plafond, donc le bouclier fiscal, tout en considérant – reprenant en cela nos inquiétudes – que le plancher, c’est-à-dire le régime de plafonnement des niches, était, selon ses termes, « inintelligible et imprévisible pour le contribuable ». Autrement dit, ce dispositif était tellement compliqué que le contribuable lui-même ne pouvait pas comprendre à quoi il conduirait. La décision du Conseil constitutionnel était si précise que je doute qu’il soit possible d’opter de nouveau pour un plafonnement global ou de revenir à un plafonnement niche par niche. Les amendements que nous propose d’ailleurs Didier Migaud sont plutôt de type « impôt minimal » ou « plafonnement global de l’exonération fiscale » que du type « plafonnement niche par niche ».
Comme le sujet était essentiel, Jean-François Copé s’était engagé à réunir un groupe de travail qui n’a absolument pas « botté en touche », monsieur Migaud. Présidé par le ministre du budget lui-même, il réunissait également les deux présidents et les deux rapporteurs généraux des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat. Nous avons travaillé d’arrache-pied. Nous nous sommes réunis une demi-douzaine de fois car le sujet est difficile, et il nous est apparu que la voie la moins ardue et la moins périlleuse est probablement celle de l’impôt minimal.
Je souhaiterais, pour ma part, madame la ministre, comme l’a d’ailleurs également proposé Didier Migaud, que l’on puisse retenir l’amendement de Pierre Méhaignerie, aux termes duquel un rapport inspiré par une démarche du type « impôt minimal » devra être présenté au Parlement par le Gouvernement avant le 15 octobre 2007. Ce rapport dans lequel vous nous présenteriez les différentes pistes nous permettrait d’intégrer cette réflexion et de déboucher sur une décision, ce que je souhaite vivement, dès la loi de finances pour 2008. (« Très bien ! » sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.)
En attendant, le Gouvernement demande le rejet de tous les amendements qui tendent à instaurer, d’ores et déjà et avant les conclusions de ce rapport, un impôt minimal ou différents plafonnements.
Notre assemblée aurait effectivement pu s’inspirer de l’amendement n° 273 de M. Méhaignerie, qui ne pourra le soutenir, faute de pouvoir être parmi nous cet après-midi. Cet amendement a le grand mérite de rappeler un principe mis en place par les Américains selon lequel nul citoyen disposant de revenus élevés ne peut s’exonérer complètement de l’impôt. En 1969, aux États-Unis, le secrétaire au Trésor de l’époque avait réalisé que 155 contribuables personnes physiques ayant des revenus supérieurs à 200 000 dollars n’avaient pas payé d’impôt fédéral sur le revenu au titre de l’année 1966. Le Congrès américain s’est alors penché sur le problème et a instauré un impôt minimal à la fin de l’année 1969, qui devint ensuite l’imposition minimale alternative ou AMT, dont vous connaissez le mécanisme, madame la ministre et sur lequel la commission a déjà eu l’occasion de se pencher. Il serait intéressant d’instituer un tel dispositif dans la droite ligne de cette philosophie américaine.
Je tenais donc, en intervenant contre ces amendements, à souligner combien il serait utile d’examiner très prochainement les propositions défendues ici même par le président Pierre Méhaignerie.
Lorsque j’ai présenté mon amendement créant une cotisation minimale d’impôt sur la fortune, j’ai évoqué le lien constitutionnel entre contribuables aisés et impôt. J’ai souligné qu’il y avait eu des baisses successives des trois contributions rattachées aux revenus – IRPP, CSG et ISF – mais que, pour instaurer une cotisation minimale, on renvoyait toujours à des rapports et à l’année suivante. Demain, on rase gratis ! Le ministre a changé : M. Copé n’est plus là pour assumer ses engagements.
Entre 2002 et 2007, vous avez créé cent niches supplémentaires, pour un coût de 63 millions en 2006, et on peut en compter huit dans le présent « paquet fiscal ». M. Méhaignerie fait souvent des propositions, mais elles ne sont malheureusement pas retenues.
Le groupe socialiste avait saisi le Conseil constitutionnel de l’ensemble du projet, mais le Conseil s’est saisi, lui, de la question des niches fiscales. Quoi qu’il en soit, le dispositif de l’an dernier, qui en laissait de côté 50 %, était insuffisant.
Voilà pourquoi l’amendement que je vais proposer aborde le sujet par un autre bout, en plafonnant l’avantage procuré par l’ensemble des niches proportionnellement à l’impôt dû. C’est un autre mécanisme, que vous pourriez adopter d’emblée si vous étiez disposés à vous attaquer à cette latitude scandaleuse qui fait qu’en utilisant les niches et en profitant de toutes les législations que vous avez mises en place, certains contribuables aisés tendent à ne payer comme impôt qu’un euro symbolique.
Force est de reconnaître, en effet, que, si le dispositif proposé par l’ancien ministre du budget, Jean-François Copé, était certes plein d’imagination,…
Je ne sais pas ce que fera le groupe socialiste mais, en ce qui me concerne, je suis prêt à retirer mes amendements si vous nous confirmez, madame la ministre, que, bien que l’amendement proposé par le président Pierre Méhaignerie ne soit pas défendu, un rapport sera préparé par vos services pour que nous puissions en disposer le 15 octobre et avoir lors de l’examen du projet de loi de finances initiale un débat susceptible de déboucher sur une proposition.
Je mets aux voix l’amendement n° 275 rectifié.
(L’amendement n’est pas adopté.)
(L’amendement n’est pas adopté.)
Il est ainsi rédigé : « Le Gouvernement présentera au Parlement, avant le 15 octobre 2007, un rapport sur les modalités de mise en place d’une imposition minimale sur le revenu des personnes physiques en vue d’un examen à l’occasion du projet de loi de finances pour 2008. »
Je mets aux voix l’amendement n° 488.
(L’amendement est adopté.)
La parole est à M. Jacques Myard, pour défendre l’amendement n° 174 rectifié.
Je veux simplement rappeler, sans que cela suscite de passions à outrance, que, depuis 1998, 113 milliards ont quitté la France pour aller s’investir dans d’autres pays. Dans le même temps, l’ISF a rapporté 35 milliards, et je ne parle pas du nombre de fonctionnaires affectés au recouvrement de cet impôt. L’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède ont tous supprimé ce type d’impôt chez eux et il ne reste que la Norvège, la Finlande et la Grèce pour nous imiter.
On sait très bien, vu l’atonie des investissements en France ces dernières années, que c’est un impôt anti-économique. Je peux comprendre qu’il y a derrière des considérations de justice sociale, mais il faut tout de même regarder le circuit économique. C’est d’autant plus troublant et paradoxal que les étrangers qui viennent investir chez nous et acheter nos entreprises ne sont pas soumis, eux, à l’ISF parce qu’ils ne sont pas résidents et qu’au regard des conventions fiscales qui gèrent nos relations bilatérales, ils ne sont pas assujettis à cet impôt.
On a donc une situation totalement aberrante. Notre épargne fuit le pays et ne s’investit pas chez nous, allant chercher des conditions plus propices, et les étrangers qui achètent nos entreprises et qui, parfois, les démantèlent, ne sont pas soumis à l’ISF. C’est un véritable paradoxe, qui est préjudiciable à l’économie française.
C’est la raison pour laquelle, même si je suis le seul, je continuerai à demander la suppression de cet impôt anti-économique, qui joue contre les investissements français, contre l’emploi, et qui est totalement obsolète.
S’agissant de la suppression de l’ISF, grâce, d’une part, à la mise en place du bouclier fiscal et, d’autre part, à la mise en œuvre il y a quelques années de mesures permettant de préserver les entreprises familiales, avec un abattement de 75 % sur l’assiette, nous avons en fait traité l’essentiel des effets pervers de cet impôt en matière de délocalisation économique. Je crois sincèrement que, grâce aux mesures votées ce matin, la protection est telle que notre pays redevient attractif. C’était notre objectif essentiel.
La commission a également rejeté l’exclusion de la résidence principale, dans l’attente d’un amendement que je défendrai dans quelques instants.
Quel est l’avis du Gouvernement ?
Pas de polémique, nous dit-il. Il est prompt à dénoncer Maastricht, Jean-Claude Trichet, l’Union européenne, et il a souvent raison d’ailleurs,…
Face à ceux qui nient l’intérêt national, qui ont profité de la nation pour leur éducation, pour leur famille, quand ils étaient malades, mais qui refusent d’assumer leur devoir de solidarité dès lors qu’il s’agit d’aider la collectivité nationale tout entière, lui opposant leur égoïsme de classe, il n’y a qu’une chose à faire, monsieur Myard, c’est de dénoncer et de stigmatiser.
Vous avez parlé d’atonie économique. À qui la faute ? Vous savez bien que la machine économique ne fonctionne que si le pouvoir d’achat s’élève, et on a vu le sort que vous avez réservé au SMIC à l’occasion de la revalorisation traditionnelle du 1er juillet.
Jacques Myard, au moins, est intellectuellement honnête, il avance comme toujours à visage découvert, même si c’est sous les oripeaux du grand capital, pour reprendre sa formule. Il assume, lui ! Ce n’est pas comme nombre d’entre vous, qui agissent de façon hypocrite par crainte des réactions de leurs électeurs qui vivent dans des HLM, ainsi M. Mothron. (Protestations sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.) Et vous, monsieur Jean-François Copé, certains habitants des HLM de Meaux ont cru bien faire en votant pour vous.
(L'amendement n'est pas adopté.)
C’est dans ce sens que va l’amendement de M. Copé, qui vide encore un peu plus l’ISF de sa substance. Vous comptez vraiment continuer longtemps à traiter notre pays, notre peuple, avec une telle arrogance ? C’est ce qui semble quand on voit l’article suivant, qui permettra de ne pas payer l’ISF directement à l’État : vous ne cessez de faire des cadeaux, vidant pour cela les caisses de l’État, dont la situation n’est déjà pas brillante. C’est une évolution de plus en plus désastreuse, comme nous l’avons déjà démontré à propos des niches fiscales. Il est absolument hors de question de continuer ainsi, même si on essaie de dissimuler cette évolution par des mesures d’apparence sympathique, comme celle proposée par M. Copé. Mais ce qu’il faut considérer, c’est le nombre de personnes qui seront concernées et l’effet de l’accumulation de telles mesures.
Ayez donc le courage de dire ouvertement ce que vous êtes en train de faire. J’ai parlé hier soir de « hold-up » à propos d’une autre disposition ; vous confirmez mes propos, et ce n’est plus une succursale, mais l’ensemble des succursales que vous attaquez ! Vous vous révélez insatiables dans ce domaine : on croirait que vous n’avez été élus que pour cela ! Voilà quelles sont vos premières mesures ! C’est l’été des mauvais coups !
Alors que pendant cinq ans vous avez fabriqué 300 000 RMIstes supplémentaires, vous vous apprêtez à faire voter le RSA, pour lequel vous allez consentir un effort d’à peine 25 millions d’euros.
Il faut dire que vous connaissez le sujet, monsieur Copé : s’il y a un reproche qu’on ne peut pas vous faire, c’est bien celui d’incompétence.
Vous vous êtes expliqué dans Le Figaro, qui est décidément un journal très utile pour connaître les pensées profondes du Gouvernement et de sa majorité, mais aussi pour être au fait des critiques les plus pertinentes. Vous dites donc à ce journal : « Ce n'est pas une révolution » – ce sont presque les mots de M. Myard, mais on ne va pas chercher à qui reviennent les droits : pas d’affaire d’argent entre nous – « mais cela permet à un certain nombre de contribuables des classes moyennes et moyennes supérieures » – là aucun chiffre n’est indiqué évidemment, car je ne suis pas sûr que le curseur serait placé au même endroit selon la ville où l’on habite et le milieu social auquel on appartient – « qui se sont trouvés brutalement assujettis à l'ISF, de bénéficier ainsi de ce type d’exonération. »
Le moins que l’on puisse dire est que cette allégation trahit une conception particulièrement extensive de la notion de classe moyenne, …
Ces habitants de l’île de Ré, derrière lesquels vous avez coutume de vous retrancher, ont fait part cet après-midi de leur profond mécontentement. Concernant le bouclier fiscal et la mesure d'abattement sur la résidence principale dont nous débattons, Mme Valérie Constancin, présidente de leur association, n'a pas eu de mots assez durs pour dénoncer votre texte : « Tout cela va dans le sens des gens qui gagnent beaucoup d'argent, des plus gros patrimoines, et pas dans le sens des petites gens, qui ne paient pas l'impôt sur le revenu. » Cette sévérité est légitime car elle exprime la déception d’une femme qui vous avait cru. On ne peut mieux dire, et l'on comprend mieux encore le mécontentement de Mme Constancin quand on prend connaissance des chiffres accablants de la direction des impôts et des calculs réalisés par le Syndicat national unifié des impôts. Selon ces calculs en effet, un contribuable imposé à l'ISF qui réside dans un hôtel particulier dont il est propriétaire…
Vous êtes, monsieur Copé, un Caillaux à l’envers. Celui-ci avait, au début du XXe siècle, inventé le principe de la progressivité de l’impôt, selon lequel plus on est riche, plus on doit contribuer aux charges publiques, dans le respect de l’article XIII de la Déclaration des droits de l’homme de 1789. Avec vous, la progressivité signifie que plus on est riche, plus on doit toucher des sous de l’État.
Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.
La parole est à M. Jean-François Copé.
Je peux comprendre, monsieur Brard, que pour vous qui ne voyez la vie qu’à travers l’opposition des méchants riches contre les gentils pauvres, cela soit insoutenable. Vous avez la gentillesse de faire observer que je suis compétent mais, surtout, je ne suis surtout pas sourd – il faudrait l’être sérieusement, tant vous parlez fort –, et j’entends bien que vous nous faites toujours le même numéro, quel que soit l’amendement qu’on vous présente ou, plutôt, que vous nous présentez. Le moins que l’on puisse dire, c’est que mes collègues de l’UMP sont d’une patience que j’admire.
Le problème, c’est que les Français sont pressés et, heureusement, ils ne voient pas tous le spectacle que vous donnez aujourd’hui,…
Vous aussi, messieurs les socialistes, je comprends, en vous écoutant, pourquoi les Français n’ont pas voulu élire votre candidate à la présidence de la République.
Monsieur Migaud, l’un de vos amis, M. Charzat – c’est un socialiste, mais vous ne l’avez pas gardé – nous avait expliqué en juillet 2001, dans un rapport sur l’attractivité du territoire, que « l’ISF doit être réformé, afin qu’il ne soit pas considéré comme une sanction de la réussite, mais comme une juste contribution aux efforts de solidarité du modèle français ».
Attendez le meilleur ! Attendez vous aussi, monsieur Brard. Comme ça, la prochaine fois, au lieu de concentrer le tir sur l’UMP, vous orienterez un peu mieux votre laser.
Vous voulez, monsieur Brard, me donner des leçons de fidélité à mes électeurs ? Ce qu’attendent les électeurs de Meaux, qui ne sont en effet pas très nombreux à être imposés à l’ISF, n’est pas tant de savoir s’il faut, comme vous le souhaitez, décapiter les riches et ceux qui réussissent.
Cette inquiétude pourrait être légitime si votre amendement n’était pas, comme tout le texte que nous examinons depuis trois jours, un écran de fumée. Le problème n’est pas de savoir si la résidence principale doit être encore un peu moins assujettie à l’ISF, car la mesure que vous proposez ne concerne pas seulement les propriétaires d’une résidence principale, mais ceux qui ont un patrimoine dont la résidence principale n’est qu’une partie.
D’autres exégètes, d’autres experts ont étudié le poids véritable de l’ISF pour le contribuable qui est simplement propriétaire de sa résidence principale, et je vous en propose deux exemples. À Paris, pour un appartement de 100 m² d’une valeur de 940 000 euros, la taxation porte, après abattement de 20 %, sur 752 000 euros, et le montant de l’impôt est de 11 euros. Deuxième calcul : pour un contribuable possédant un patrimoine de 945 000 euros, la taxation porte, après abattement de 20 %, sur 756 000 euros et le montant de l’ISF s’élève à 33 euros.
La différence entre l’ISF dû par une personne qui aurait pour tout patrimoine sa résidence principale et par celle qui aurait un patrimoine comprenant entre autres la résidence principale est donc très ténue. Votre stratégie est d’invoquer l’imposition au titre de l’ISF des personnes qui n’ont que leur résidence principale pour servir ceux qui ont des patrimoines importants. Vous prenez prétexte d’un problème qui pourrait être légitime et compréhensible pour atténuer le coût de l’impôt de ces derniers. Le débat est bel et bien faussé et vous nous montrez un écran de fumée.
Je ne suis d’ailleurs pas le seul à le dire : je citerai les propos tenus par le ministre délégué au budget – nous savons qui il était, car nous venons de l’entendre – au cours de la troisième séance du vendredi 21 octobre 2005, sous la présidence de M. Bur : « S’agissant de l’ISF acquitté au titre de la seule résidence principale, il faudrait aussi regarder les chiffres de près. Les montants de l’impôt dû sont beaucoup plus faibles que ce que l’on croit » – propos qui ont valu à M. Copé les acclamations du groupe socialiste.
Je me suis mis à rêver, en écoutant nos débats, à ce que pouvaient générer toutes ces réductions fiscales. Elles conduiraient certainement à la création de nouvelles entreprises. Il s’agirait, par exemple, d’une agence immobilière qui pourrait s’appeler L’Île Dorée, qui, après s’être occupée de multipropriété, proposerait désormais des propriétés à multiréduction fiscale. En entendant l’inventaire des réductions possibles, on réalise que l’on peut, sans limitation de revenus, bénéficier d’une réduction d’impôt sur les intérêts d’emprunt en achetant sa résidence principale – résidence parfaitement bien établie et fort chère au demeurant –, laquelle pourra, avec la disposition qu’on est en train d’inventer, bénéficier d’un allègement de l’impôt sur la fortune. De surcroît, étant concerné par le bouclier fiscal, le propriétaire n’aura finalement à débourser ni la taxe d’habitation ni la taxe sur le foncier bâti. (Exclamations sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.)
En outre, et cela pourrait être la fin de la publicité de notre agence immobilière : « Même si vous mourez, ça rapporte » puisque c’est exonéré de droits de succession !
Je remercie Jean-François Copé de sa contribution au débat, tout en m’interrogeant sur l’utilité qu’elle présente au regard du fond et au vu de l’horloge, que surveille avec crainte le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement. Monsieur Copé, vous semblez intéressé par mes propos : je vous invite donc à ne pas les sortir de leur contexte. S’agissant de l’ISF, je suis prêt à en débattre avec vous et à saisir la commission des finances, mais nous n’avons pas un vrai débat sur ce sujet puisque vous ne le voulez pas.
Je voudrais poser une question à M. le rapporteur général puisqu’il occupait déjà cette fonction sous la précédente législature. Cet amendement sur l’abattement au titre de la résidence principale avait déjà été présenté par plusieurs collègues de l’UMP au cours de la discussion sur la loi de finances pour 2007, il y a quelques mois. Or, à l’époque, M. Copé avait exprimé une position totalement hostile à cet amendement, avec le soutien du rapporteur général, en déclarant qu’il ne fallait pas exagérer l’importance du montant du prélèvement et que ce problème n’était pas d’actualité.
(L'amendement n'est pas adopté.)
(Il est procédé au scrutin.)
Nombre de suffrages exprimés 74
L'amendement n° 366, ainsi modifié, est adopté.
Je suis saisi d’un amendement n° 398.
La parole est à M. Jean-Pierre Brard, pour le soutenir.
Avec cet amendement, nous sommes au cœur d'une question particulière et qui nous tient particulièrement à cœur : celle de l'assiette de l’ISF. Eh oui, je reviens à ces questions d’assiette, monsieur Tron ! Pour bien faire comprendre l'enjeu d'un tel amendement à nos collègues les plus récalcitrants, permettez-moi de vous citer un extrait du chapitre « Investir dans les œuvres d'art » du Guide de l'immobilier et de la défiscalisation, accessible sur Internet : « Les œuvres d'art, quelle que soit leur nature, ne sont pas assujetties à l'impôt de solidarité sur la fortune.
Notre amendement a deux vocations principales : lutter contre la fraude, mais aussi favoriser la présentation des œuvres d'art, qui sera un motif d'exonération.
Nous devons tout d’abord lutter contre la fraude, car chacun sait que les œuvres d'art sont un outil très efficace pour dissimuler de l'argent sale.
Si on achète une œuvre dans des conditions troubles, disais-je, il suffit ensuite de la remettre sur le marché afin de récupérer son argent désormais aseptisé.
L’objectif de cet amendement est également culturel : pour que l'œuvre d'art soit défiscalisée et ne figure plus dans l'assiette de l'ISF, il suffira de la présenter au public. Ainsi, dans votre circonscription, monsieur Debré, vous pourriez donner comme conseil à certains de vos électeurs qui ont trois Modigliani, cinq Rouault, trois Picasso, d’ouvrir chaque année leur appartement pendant quinze jours, ce qui leur permettrait de ne rien payer.
En outre, les créations contemporaines ne seraient pas incluses dans l’assiette.
Une telle proposition n'est pas nouvelle – même la presse suisse l’avait soutenue à l’époque. C’est donc un amendement qui permettrait de moraliser le commerce des œuvres d’art et d’élargir l’assiette de l’impôt sur la fortune, le rendant ainsi plus productif. Certains de nos collègues de droite se sont émus tout à l’heure du faible rapport de l’impôt sur la fortune : je propose de l’améliorer.